L’idée est de promouvoir une pétition citoyenne mondiale demandant la création par l’ONU d’un « outil monétaro-écologique » commun pour, en favorisant « l’inflation de verdure », capturer le CO2 et nourrir les êtres vivants.

Article proposé par Hélène Nivoix ( site : https://blogs.mediapart.fr/helenenivoixlapostenet/blog)

La COP 21 a accouché d’un accord certes encourageant, mais bien insuffisant au regard des périls liés au réchauffement climatique en cours. Voici une idée fraîche pour la planète, la monnaie complémentaire internationale écologique « Crocus ».

Créée par l’ONU, cette monnaie serait indexée sur la biomasse saine des terres émergées.

Son but ? Infléchir rapidement le réchauffement climatique en piégeant le CO2 (essentiellement dans les végétaux et les sols), tout en nourrissant les êtres vivants.

Caractéristiques :
– la masse monétaire refléterait la santé des milieux naturels et des agro-systèmes vertueux (ni OGM, ni engrais ou biocides chimiques, ni élevage industriel) ;
– la crédibilité serait assurée par l’expertise de la communauté scientifique mondiale ;
– les attributaires « en première instance » seraient les gouvernements des pays volontaires, à charge pour eux d’attribuer les crocus aux destinataires ;
– ceux-ci ne pourraient être que des personnes physiques : paysans, salariés agricoles ou forestiers, gardes forestiers et naturalistes sur le terrain ;
– la convertibilité serait dûment encadrée : seules ces personnes auraient le droit d’échanger les crocus perçus : soit contre les monnaies actuelles, soit contre la monnaie locale sociétale de leur collectivité ;
– les crocus « rachetés » par le gouvernement iraient amorcer d’autres projets d’accroissement de biomasse.

Outre à la stabilité du climat, cette monnaie bénéficierait :

– au cycle global de l’eau douce,
– à la biodiversité,
– à la nourriture et à la santé des humains,
– à l’emploi,
– au rôle des femmes,
– à la stabilisation des populations.

Le crocus n’est pas à proprement parler une monnaie, il s’agit plutôt d’une « incitation universelle à soigner la terre ». S’il est mis en oeuvre, il sera puissant pour plusieurs raisons :

  • il viendra en complément du système monétaire actuel, sans interférer aucunement avec lui ;
  • il permettra d’agir dès maintenant, sans attendre que l’accord obtenu par la COP 21 commence à produire des effets ;
  • il contribuera à la concorde internationale, en tant que projet partagé par tous les humains pour se sauver de la catastrophe climatique.

Il est probable qu’il faille, pour impulser la création du crocus, créer un vaste mouvement planétaire de centaines de millions de « citoyen(ne)s du monde » qui s’exprimeront au moyen d’une pétition-manifeste.
Cela n’est pas inconcevable. D’une part, grâce à internet ; et aussi, parce que nous sommes tou(te)s sans exception sensibles à la question de l’alimentation et à celle du travail.
Les innombrables mouvements écologiques et sociaux seront à coup sûr parties-prenantes à la démarche, laquelle pourrait être lancée lors du Forum social mondial de Montréal, en août prochain.
Pour porter ce projet fédérateur entre tous, nous aurons certainement besoin également de l’appui de toutes les religions, spiritualités et traditions de sagesse. Le spectre en est extrêmement large, des peuples premiers au Pape François, en passant par Mata Amritanandamayi, le Dalaï Lama, les religions et mouvements spirituels de toute obédience, dont le point commun est de souhaiter le bien de l’humanité sur tous les plans.

Voici un lien vers le texte complet du plaidoyer pour cette monnaie :
Le Crocus, monnaie mondiale verte… et vertueuse !
https://blogs.mediapart.fr/helenenivoixlapostenet/blog/281115/le-crocus-monnaie-mondiale-verte-et-vertueuse