Réunion du groupe citoyen pour une MLC en Touraine

– 5 Février 2014 –

Présents :

Patrice Fontenille, Mickaël Lacle, Romain Lalande, Léa DeRaëmy et Stéphane Sandeau-Gruber.

  • Retour sur soirée EELV

Quatre personnes ont participé à la soirée : Mickaël, Stéphane, léa et Dennis.

La conférencière annoncée était absente pour raison de santé : le groupe a donc disposé d’un temps de parole pendant la table ronde ce qui n’était pas prévu. Deux personnes ont été sensibles au sujet et ont rejoint le groupe.

Au moment du vin d’honneur, un appel a été passé pour que les personnes intéressées donnent leurs coordonnés. Deux personnes ont ainsi rejoins la liste de diffusion.

En donnant un nom à leur future monnaie locale, (le Tournesol), les verts ont annoncé leur engagement en faveur de ce projet. Toutefois, s’ils annoncent vouloir travailler sur la question, aucun de leurs membres ne participe avec nous à la réflexion sur le sujet.

Nous décidons de leur poser la question : « cela n’intéresserait-il pas un adhérent EELV de rejoindre le groupe en tant citoyen ? » Romain s’en occupe d’ici la prochaine réunion

 

  • Construction d’une connaissance mutuelle des MLC

Stéphane propose qu’au début de chaque réunion, un temps soit consacré aux connaissances et envies des personnes présentes vis à vis des MLC. Par cette discussions, nous allons mieux connaître nos aspirations. Nous allons commencer à voir se dessiner les choses qui nous rapprochent tous et qui vont permettre de construire plus rapidement NOTRE monnaie par la suite.

Nous décidons de consacrer 20 minutes à ce sujet en début de chaque réunion.

Nous commençons donc un tour de table

Mickael :

Frédéric Bosqué, qui a participé à la mise en place du SOL à Toulouse a une bonne vision de la démarche à adopter et pourrait nous guider. Il nous conseille une de ses conférences  et son site personnel.

Mickael est d’avis de s’inspirer des étapes qu’il met en avant, voir de lui demander des conseils au besoin.

Patrice :

Pour lui, trois choses sont importantes :

  1. L’implication des citoyens : faire en sorte qu’ils deviennent acteurs.

  2. La mobilisation des commerçants : faire en sorte qu’ils adhèrent au projet.

  3. Penser à l’avance les relations avec les « politiques » : éviter la récupération ou le rejet.

Romain :

Il ne faut pas avoir peur de la récupération, c’est au contraire ce qu’il faut chercher à atteindre. Sans récupération du projet par les politiques, une MLC n’a qu’un sens limité. Le vrai point de vigilance à avoir, c’est que cette récupération se fasse avec l’aval des citoyens : ils devront continuer à être les premiers acteurs du projet.

A nous maintenant de construire un collectif fort avec sa gouvernance propre pour que l’identité du groupe survive à une future récupération politique et s’en nourrisse.

Concernant les intervenants extérieur, il ne faudrait pas prendre leurs apport comme une « bible », mais plutôt comme des idées de directions à prendre.

Léa :

Les citoyens s’investissent quand ils ont un besoin. La MLC n’est pas isolée, elle est reliée au Cré-Sol, aux amap, etc . . . Peut-être qu’il faut s’adresser aux gens d’une manière qui accroche. Plus individuellement, elle se demande à quoi peut servir une MLC, car c’est un concept peu connu. La première action à envisager est d’informer : peut – être qu’il faut contacter le conférencier, car lorsque l’on démarre, des conseils et une inspiration sont nécessaires pour éviter les erreurs, se nourrir de l’expérience des autres et montrer aux citoyens ce qu’est une MLC.

Stéphane :

« Si on ne s’est pas déterminé un minimum, les conseils extérieurs vont nous déterminer entièrement ».

Il faut des expériences et des témoignages, mais s’en inspirer sans tout prendre pour des solutions.

Patrice :

Toulouse est un exemple lointain , il y a la MUSE à Angers que l’on peut également solliciter, qui semble être une initiative plus citoyenne que celle du SOL Toulousain.

Stéphane :

Nous pouvons imaginer de connecter les MLC et la Finance Solidaire. Ainsi, les sommes échangées contre la MLC pourraient être placés dans une banque éthique, ou encore servir de fond d’investissement solidaire local. Par exemple, si on échange 100€ contre 102 sols (où 1 sol = 1€), la charge de la plus valu pratique peuvent être remboursés par l’intérêt des prêts qui servent à développer l’économie locale.

Patrice :

Il faudrait une monnaie fondante pour que l’argent circule plus rapidement.

Léa :

En s’inspirant de Toulouse, les aides sociales pourraient ajouter un « petit » plus sous forme de MLC pour inciter les bénéficiaires à consommer auprès de producteurs locaux.

  • Deuxième liste de diffusion

L’idée d’une deuxième liste de diffusion pour des personnes extérieurs au groupe qui souhaitent simplement recevoir l’information a émergée.

L’utilité d’une telle liste est remise en question : il faut plutôt considérer notre liste comme une liste active et les inscrits se signalent si ils ne désirent plus en recevoir l’information.

Nous décidons qu’une liste unique convient et qu’elle est réservée à ceux engagés et/ou intéressés par la MLC.

  • Article d’accueil

Concernant la rédaction d’un article pour accueillir les nouveaux arrivants sur la liste (voir CR de Janvier), Patrice se propose d’en rédiger un d’ici la prochaine réunion. Ce texte provisoire sera ensuite mis sur un framapad afin que chacun puisse y contribuer.

Cet article contiendra :

  • un résumer « qu’est ce qu’une MLC »

  • Un paragraphe par décision prise lors des réunions

  • une liste de ressource / biblio

Ce texte permettra aux arrivants de savoir où et dans quel contexte ils arrivent. Il sera mis à jour suite à chaque réunion.

Patrice se propose également de réaliser un document sur les MLC complet, on y ajoutera un ordre du jour attractif pour élargir le réseau, par exemple via des diffusion mail ou en porte à porte.

  • Le rôle du facilitateur

Patrice et Stéphane étant en plein débat hors contexte monnaie locale à ce sujet, ils proposent de reporter ce point « conflictuel » à la prochaine fois. Cela leur permettra d’en discuter entre temps sans parasiter nos échanges.

Pour Patrice, ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est que le rôle du facilitateur est simple à définir : il est garant du processus.

  • Nos valeurs :

Devant le peu de présents à cette réunion, nous décidons de démarrer cette discussion, mais de ne pas prendre de décision en comité si restreint.

Selon les personnes présentes, nos valeurs centrales sont celles de l’économie solidaire MAIS l’économie n’est pas une condition d’accès, simplement un objectif vers lequel on tend ensemble.

 

Nous avons dégagé des étapes qui nous sembleraient cohérentes pour déboucher sur une telle MLC:

  1. Communication

    • Communiquer autour de la MLC à partir de valeurs de l’Économie Solidaire

    • Inviter les citoyens et réseaux proches de ces valeurs à rejoindre la démarche

 

  1. Convergence

    • Faire converger les différentes attentes en un projet commun de MLC

    • Être attentif à laisser une ouverture aux autres structures

 

  1. Lieux de consommation

    • Recenser des lieux de consommation « éthiques » où pourrait être utilisée la MLC

    • Faire adhérer et participer ces structures à notre démarche

  1. Élargissement

    • Communiquer auprès d’entreprises locales hors économie solidaire

    • Impliquer les collectivités

Début de l’identification des relais locaux potentiels :

  • Le café philo

  • Les AMAP

  • Les associations étudiantes

  • Les SEL et les RERS

  • Le réseau Cré-sol et cré-sol37

  • Les Colibri

Pour conclure, Stéphane résume l’interrogation principale à laquelle il nous faudra répondre selon lui :

Est ce que le groupe va définir des conditions d’exclusions par une charte ?

OU

Est-ce que la MLC elle même fonctionne d’une façon qui ne sera pas intéressante pour les entreprises hors de nos valeurs ?

Ordre du jour de la prochaine réunion :

  • Choisir ce que l’utilisation que l’on fera du texte de patrice

  • Continuer la réflexion sur notre vision d’une MLC/ stratégie